Ingénierie sociale : première cause des cyberattaques traitées par INQUEST au T1 2026
Ce trimestre confirme la stabilité du niveau d’activité malveillante, avec des volumes d’incidents identiques au trimestre précédent, et qui font écho aux chiffres observés sur la même période en 2025. À travers l’analyse de ces tendances, INQUEST accompagne les organisations dans la compréhension des risques actuels et les aide à adapter leur posture de sécurité en conséquence.
Un enseignement s’impose sur ce premier trimestre 2026 : près d’un incident sur quatre relève d’une attaque par ingénierie sociale. Un chiffre qui, croisé aux autres données du baromètre, dessine une hiérarchie claire des risques cyber auxquels sont exposées les organisations.
Un niveau de menace stable, durablement élevé
Les incidents traités sur le premier trimestre 2026 confirment la tendance observée tout au long de l’année 2025 : la pression cyber s’exerce désormais de façon continue, sans période de répit. Cette régularité n’est pas un signe de normalisation de la menace. Elle traduit au contraire un niveau d’activité malveillante qui s’affranchit des variations saisonnières et qui s’installe dans le paysage opérationnel des organisations.
L’humain et les identifiants, portes d’entrée numéro un
Le déséquilibre est net. Loin de l’image de l’attaquant exploitant une faille système sophistiquée, la réalité du terrain reste celle d’un utilisateur trompé, d’un mot de passe compromis ou d’un accès légitime détourné. Les cybercriminels misent avant tout sur la confiance et sur les accès des utilisateurs, reléguant l’exploitation technique au second plan.
Phishing, fraude au RIB, compromission de comptes : les typologies dominantes
Sur la période, la diversité des typologies d’incidents traduit la multiplicité des menaces auxquelles font face les équipes INQUEST. Trois catégories dominent nettement le paysage : les campagnes de phishing, largement en tête, suivies des fraudes au RIB et des compromissions de comptes de messagerie. Cette répartition confirme la prédominance persistante des attaques reposant sur l’ingénierie sociale et la compromission des échanges électroniques, déjà fortement observées en 2025.
Le ransomware, souvent au cœur de l’actualité, occupe une place plus modeste dans le volume global d’incidents — ce qui invite à recentrer l’attention des organisations : les vecteurs les plus fréquents ne sont pas nécessairement ceux qui font la une.
Ransomware : un impact avant tout financier
Malgré un volume plus contenu, le ransomware demeure un sujet de vigilance de premier plan en raison de son impact potentiel. Sur ce point, les enseignements du trimestre sont clairs : la dimension financière s’impose comme la conséquence la plus fréquemment observée, devant les perturbations opérationnelles et les atteintes à la réputation.
Le rythme d’activité des ransomwares reste par ailleurs irrégulier, caractéristique de ce type de menace. Cette dynamique heurtée ne doit pas conduire à un relâchement de la vigilance — au contraire, elle appelle à une préparation continue plutôt qu’à une réponse réactive.
Ce que ces chiffres changent pour la posture de sécurité des entreprises
Face à des vecteurs d’attaque qui ciblent en priorité l’humain et les accès légitimes plutôt que les systèmes eux-mêmes, deux leviers s’imposent comme prioritaires dans la réduction des risques cyber :
- La sensibilisation des collaborateurs : reconnaître une tentative de phishing, identifier une fraude au président ou détecter une demande de changement de RIB suspecte reste la meilleure ligne de défense face à des attaques qui exploitent la confiance plutôt que la technique.
- La gestion rigoureuse des identités et des accès : avec plus de 45% des incidents liés à une compromission d’identifiants, le renforcement de l’authentification et la surveillance des accès utilisateurs deviennent des priorités opérationnelles, au même titre que la protection périmétrique classique.
Consulter le baromètre complet
Le Baromètre cyber INQUEST T1 2026 s’appuie sur l’analyse des incidents réellement traités par les équipes, avec près de 1 000 cas gérés chaque année. Le document complet livre :
- l’évolution mensuelle détaillée des incidents et des ransomwares,
- la répartition complète des treize typologies observées,
- la mesure des impacts subis (financier, opérationnel, réputationnel),
- l’analyse comparative avec les trimestres précédents.